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Le caractère agressif des chiens molossoïdes : mythe ou réalité ?

Tout individu ayant quelques connaissances sur les animaux répondra immédiatement à cette question en disant : bien évidemment que non ! Et cela est tout à fait justifié, car le comportement d’un chien, quelle que soit sa race, dépend en premier lieu de l’éducation qu’il reçoit de son propriétaire.

Le caractère agressif des chiens molossoïdes
Le caractère agressif des chiens molossoïdes

Cependant, pourquoi existe-t-il une classification pour les chiens considérés comme « dangereux », et quelles races sont classées dans cette catégorie ? De plus, quelle est la distinction entre un « molosse » et un « molossoïde » ? Examinons de plus près les races concernées pour mieux comprendre l’origine de cette réputation…

Qu’est-ce qu’un « chien de catégorie » ?

La loi classe les races de chiens considérés comme dangereux en deux catégories : Catégorie 1 et Catégorie 2.

Pour la Catégorie 1, l’article 211-1 du Code Rural désigne les chiens qui, en raison de leurs caractéristiques morphologiques, sont assimilés aux races de chiens sans être enregistrés dans un livre généalogique reconnu par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Cette catégorie comprend les suivants :

Ainsi, la Catégorie 1 englobe les chiens non enregistrés au Livre des Origines Français (LOF), tels que les Pit-bulls, Mastiffs et Tosas, qui sont tous considérés comme des chiens potentiellement agressifs.

Quant à la Catégorie 2, elle concerne les chiens de garde et de défense, qui sont des races mentionnées précédemment et enregistrées au LOF, accompagnées de leurs papiers officiels. En outre, cette catégorie inclut une autre race : les chiens de race et ceux qui présentent des caractéristiques similaires au Rottweiler, qu’ils aient ou non des papiers. Le Rottweiler est classé dans cette catégorie.

Enfin, il convient de noter que le Staffordshire Bull Terrier, communément appelé « Staffie », ne figure pas parmi les races de chiens potentiellement dangereux.

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Molosse ou molossoïde ?

La distinction entre les termes « molosse » et « molossoïde » suscite une certaine confusion. « Molosse » est généralement employé dans le langage courant pour décrire un chien de grande taille, imposant, et souvent perçu comme potentiellement dangereux, sans se référer à une race spécifique. Cependant, cette désignation demeure subjective et n’est pas réglementée par la loi ou les autorités de classification canine.

En revanche, le terme « molossoïde », défini par le docteur vétérinaire Jean-Pierre Mégnin, se base sur des caractéristiques anatomiques précises, à savoir une tête et un corps massifs, un museau court, des babines longues et épaisses, ainsi que des oreilles courtes et tombantes. Selon la nomenclature de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), la plupart des molossoïdes sont regroupés dans la section 2, intitulée « Chiens de type Pinscher et Schnauzer – Molossoïdes, Chiens de Montagne et de Bouvier Suisses et Autres Races. » Il est important de noter que cette classification diffère de la Catégorie 1 et Catégorie 2 mentionnées précédemment, qui sont définies par la loi.

Les molossoïdes sont à leur tour subdivisés en deux sous-sections par la FCI : les molossoïdes de type dogue (comme le bouledogue, le boxer, le bull terrier, le dogue allemand, le dogue argentin, etc.) et les molossoïdes de type montagne, qui regroupent des chiens de berger de grande taille tels que le Leonberg, le Saint Bernard, le Terre Neuve, le Montagne des Pyrénées, et le berger d’Anatolie. Il est à noter que les molossoïdes de petite taille sont classés dans le groupe 9 « Chiens de compagnie, » auquel appartiennent des races telles que le Bouledogue français, le Carlin, et le Boston Terrier, qui sont des chiens de petite taille au museau plat.

Un molossoïde est-il de nature méchante ?

La question de la nature agressive des molossoïdes est complexe. L’appellation de « chiens dangereux » pour les chiens de catégorie, qu’ils relèvent de la Catégorie 1 ou 2, a été remise en question à maintes reprises, notamment par un rapport publié par le Collectif contre la Catégorisation des Chiens. Ce rapport, basé sur des données statistiques entre 2006 et 2007, a mis en évidence que la dangerosité d’un chien n’est pas liée à sa race. Il a révélé que les chiens catégorisés étaient responsables de seulement 7,4 % des morsures enregistrées sur cette période, tandis que les chiens de toutes races non catégorisées étaient à l’origine de plus de 92 % des incidents signalés.

De plus, les chiens de catégorie ne représentent que 8 % de la population canine, ce qui remet en question la justification de lois discriminatoires à leur égard. Il serait probablement plus efficace de mettre en place des politiques de prévention et d’éducation pour informer la population sur les comportements appropriés envers les chiens en général, réduisant ainsi le nombre d’incidents, souvent liés à l’ignorance des propriétaires et de leur entourage. Cela corrobore l’adage bien connu : « il n’y a pas de mauvais chien, il n’y a que des mauvais maîtres » ou plus précisément, des propriétaires mal informés.

 

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