- Advertisement -

Les 4 sujets les plus importants avant d’adopter un chien

En tant que membre à part entière de la famille, la loi a subi des évolutions, et l’adoption d’un chien engendre désormais de nombreuses responsabilités. Le non-respect de ces responsabilités peut entraîner des sanctions financières importantes, voire des peines d’emprisonnement en cas de maltraitance. Posséder un chien ne se résume pas simplement à bénéficier de l’affection d’un compagnon à quatre pattes, mais implique également des coûts financiers liés à son alimentation, à ses soins, à son entretien et à ses services de garde. Voici les 4 sujets les plus importants à prendre en considération lors de l’adoption afin d’assurer le bien-être de votre fidèle compagnon tout au long de sa vie.

les 4 sujets les plus importants
les 4 sujets les plus importants

Le sujet N°1 : les obligations qui incombent à l’adoptant

Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 30 novembre 2021, l’obtention d’un certificat d’engagement et de connaissance est devenue une condition sine qua non pour l’adoption d’un chien, que ce soit auprès d’un élevage, d’une association, ou d’un refuge, même lorsque l’animal est cédé à titre gratuit. Contrairement à la pratique antérieure où le contrat de cession autorisait l’emport du chien dès la première rencontre avec les futurs propriétaires, le certificat d’engagement doit désormais être signé sept jours avant l’adoption. Ce délai de réflexion octroie à l’acquéreur le temps nécessaire pour s’assurer de sa capacité à s’engager pleinement tout au long de la vie de l’animal, en veillant à garantir ses libertés fondamentales.

Il lui incombe ainsi de garantir à son compagnon canin :

  1. Fournir une alimentation adaptée en fonction de l’âge, de la race et de l’état de santé du chien, tout en veillant à éviter la sous-nutrition ou la suralimentation. Assurer une hydratation suffisante est également essentiel pour le bien-être de l’animal. Prise en compte de la taille d’une grande race de chien ou d’une petite race de chien
  2. Étant donné que le chien est un être sensible, l’adoptant doit accueillir et éduquer l’animal sans provoquer de peur ou de détresse.
  3. Garantir le confort du chien en lui offrant un espace dédié à la maison, tel qu’un coin ou un lieu spécifique où il peut se reposer, se protéger des conditions météorologiques (froid, chaleur) s’il passe du temps dans le jardin.
  4. Prendre soin du chien en lui prodiguant des soins appropriés en cas de douleur, blessure ou maladie.
  5. Favoriser les relations sociales du chien avec ses congénères et lui proposer des activités physiques et mentales en accord avec ses besoins, sa race et son âge.

Au-delà de ces aspects fondamentaux, le certificat d’engagement amène le futur propriétaire à réfléchir à l’acceptation de l’animal par la famille, aux coûts liés à son alimentation, à ses soins et à son éducation. Il confirme également que l’adoptant peut offrir un environnement adapté à la race du chien. Dans le cadre d’une adoption via une association de protection animale, ceux qui ont déjà eu un chien signeront une attestation au refuge, tandis que les nouveaux propriétaires présenteront le certificat d’engagement signé, démontrant leur connaissance des besoins spécifiques de l’espèce.

En tant que propriétaires responsables, il est impératif de respecter non seulement ces directives pour le bien-être de notre compagnon à quatre pattes mais aussi pour le bien de la communauté.

Dans les lieux publics :

  1. Les chiens des catégories 1 et 2 doivent obligatoirement porter une muselière.
  2. En cas d’obligation de laisse, il est préférable de respecter cette règle sous peine d’amende.
  3. Dans certaines municipalités, ramasser les déjections de son chien est une obligation sous peine d’une amende conséquente.

Le sujet N°2 : Un budget dédié à votre fidèle compagnon à quatre pattes

De nombreux aspects de l’adoption sont parfois négligés lorsqu’on est captivé par la vision d’un futur compagnon qui joue avec ses frères et sœurs, ou qui attend derrière les grilles d’un refuge. Pourtant, que ce soit un chiot, un adulte, un chien âgé ou abandonné, qu’il appartienne à une race de petite ou de grande taille, plusieurs postes de dépenses doivent être pris en considération lors de l’accueil d’un chien :

- Advertisement -
  1. L’alimentation demeure une dépense inévitable lors de l’adoption d’un chien. En fonction de sa taille, les coûts peuvent varier de 70 à plus de 150 euros par mois pour une alimentation de qualité. Si votre compagnon canin souffre d’une maladie chronique, le besoin d’une alimentation spécifique engendrera des coûts supplémentaires.
  2. Une visite annuelle chez le vétérinaire reste essentielle pour maintenir la santé du chien et fait partie des responsabilités du propriétaire. De plus, pour préserver sa santé, des dépenses sont nécessaires pour le vermifuger, le protéger contre les parasites externes et le vacciner contre différentes maladies. La première année, les frais d’adoption augmentent considérablement en raison des vaccinations, de l’identification obligatoire et de la stérilisation, atteignant généralement de 400 à 600 € pour un chiot. Les vermifuges et les antiparasitaires, à renouveler tous les six mois, varient de 100 à 130 € par an en fonction du poids de l’animal et des produits choisis.
  3. Les accessoires, les jeux et les jouets représentent également un poste de dépenses. Alors que la gamelle et le panier peuvent durer dans le temps, le collier du chiot ou son harnais devra être renouvelé à l’âge adulte. Certains chiots peuvent être plus actifs que d’autres, entraînant parfois le remplacement d’un ou deux couchages entre leur arrivée à la maison et leur première année, avant qu’ils ne cessent de les mâchouiller. Environ 150 à 200 € sont à prévoir pour ces premiers achats, sans oublier les jouets, dont le renouvellement peut être nécessaire plusieurs fois par an en fonction de leur utilisation et de leur durabilité, pour un coût annuel d’environ 100 à 150 €. Les os à mâcher, nécessaires à la dentition et à la détente du chien, sont inclus dans le budget des jouets.
  4. Les produits d’hygiène tels que le shampoing, les gouttes pour les yeux ou les oreilles sont indispensables pour l’entretien du pelage, des yeux et des oreilles de certains chiens.
  5. Si vous envisagez de partir en vacances sans votre chien, il sera nécessaire de prévoir un budget supplémentaire pour une pension qui accueillera votre animal chaque année.

Pour certaines races, le toilettage demeure essentiel pour maintenir une fourrure en bonne santé tout au long de l’année, à moins que vous ne le fassiez vous-même. La pratique de certains sports avec votre compagnon à quatre pattes peut nécessiter l’achat d’accessoires spécifiques tels qu’un harnais de trait ou une longe. Enfin, si c’est votre premier compagnon, des sessions d’éducation dispensées par un professionnel peuvent vous aider à enseigner les commandes de base à votre chien et à mieux répondre à ses besoins.

Le sujet N°3 : Bien instaurer la confiance avec le chiot ou le chien adulte

Jeter les bases d’une relation solide

Accueillir favorablement un chiot, un chien adulte ou un compagnon plus âgé dans votre foyer va au-delà de l’acquisition d’écuelles, de jouets et d’un coussin douillet. Pour établir les premiers liens d’une amitié durable tout au long de votre relation, il est essentiel de construire une relation de confiance.

  1. Il est crucial de trouver un vétérinaire qui inspirera confiance à votre animal, tant pour les premières visites que pour celles qui suivront tout au long de sa vie. Lorsque vous adoptez un chiot dans un élevage près de chez vous, le choix naturel est de le faire suivre par le même vétérinaire que celui qui visite l’élevage. Si ce n’est pas possible, ne privilégiez pas forcément le cabinet le plus coûteux ou le moins cher, mais plutôt celui qui recueille les meilleurs avis ou qui vous est recommandé par le bouche-à-oreille.
  2.  Utilisez Internet, consultez l’éleveur ou demandez conseil à votre vétérinaire pour vous informer sur le tempérament de la race choisie, son évolution, ainsi que sur les sports et les activités les mieux adaptés à votre futur compagnon.
  3. Consacrez du temps à votre animal de compagnie, surtout lors de son arrivée dans son nouveau foyer. Préférez accueillir le chiot pendant un week-end ou pendant vos vacances, vous serez ainsi disponible pour lui enseigner les règles de la maison et l’habituer en douceur à vos absences.
  4. La patience et la sérénité sont essentielles pour établir la confiance et éduquer votre chien. Néanmoins, il est important de rester ferme sur les interdits et de maintenir une cohérence dans vos actions.

Le sujet N°4 : Socialisation et éducation

Les piliers d’une relation empreinte d’amour et de respect envers l’animal

Même si le chiot entame sa socialisation au sein de la portée et parmi ses congénères chez l’éleveur, la responsabilité première de l’adoptant est de poursuivre ce processus.

  1. Pour assurer à votre compagnon à quatre pattes une adaptation harmonieuse aussi bien en milieu urbain qu’en campagne, votre implication est cruciale. Des interactions régulières avec des congénères équilibrés, ni trop timides ni agressifs, contribueront à son bon développement social. Vous devrez également veiller à le familiariser avec d’autres espèces et avec divers types de personnes qu’il pourrait rencontrer : adultes, enfants, personnes âgées, portant un couvre-chef, munies d’un parapluie, etc.
  2. L’adoption d’un chiot ou d’un chien plus âgé requiert une démarche éducative. Si vous avez déjà eu un compagnon canin, l’intervention d’un éducateur canin n’est pas toujours nécessaire. Cependant, si vous vous sentez dépassé par son énergie inépuisable ou son manque de concentration, faire appel à un professionnel de l’éducation permet de rectifier de petites erreurs que nous pourrions commettre. Enseigner des commandes de base telles que « assis », « coucher », « pas bouger », « au pied » et favoriser la propreté sont essentiels pour poser les bases initiales de votre future relation et assurer la sécurité de l’animal. Un chien bien éduqué sera d’autant plus apprécié par votre entourage et pourra voyager avec vous sans vous causer de stress.
  3. Faites preuve de patience avec votre nouveau compagnon, qu’il soit jeune ou âgé. En raison de sa petite taille, il peut parfois détruire son plaid, vos chaussures, voire désobéir. Un chien adulte sortant du traumatisme de l’abandon peut initialement se montrer distant ou chercher à vous éviter avant de regagner confiance. Optez pour une éducation positive, respectueuse de ses besoins, tout en restant ferme et en évitant toute forme de violence verbale ou physique pour les interdits.
  4. Accordez du temps aux jeux, aux exercices et aux activités sportives avec votre chien pour renforcer votre amitié et sa confiance. Choisissez une activité qui lui plaît, qui vous convient, et surtout, qui est adaptée à votre compagnon à quatre pattes. En le stimulant physiquement et mentalement, vous réduirez les risques de surpoids et d’obésité. Respectez ses besoins, renseignez-vous auprès de l’éleveur et du vétérinaire pour connaître les sports adaptés à sa race, et veillez à ne pas le pousser vers des activités trop intensives, potentiellement préjudiciables à sa santé.
  5. Fini le temps de repos si vous adoptez un chien ! Peu importe la race choisie, un chien a besoin de sorties deux à trois fois par jour, chaque jour, toute l’année, et par tous les temps. En cas d’absence prolongée, envisagez les services d’un pet-sitter pour offrir à votre compagnon canin ces moments cruciaux pour lui, lui permettant de découvrir des milliers d’odeurs qui restent imperceptibles à notre nez.

Enfin, soyez conscient que votre maison sera souvent recouverte de poils pendant la période de mue et que des traces de pattes apparaîtront après des averses ou de la neige. Malgré ces avertissements, si votre désir persiste d’accueillir chez vous ce compagnon débordant d’affection et de malice, c’est probablement parce que vous êtes prêt à assumer cette grande et durable responsabilité.

- Advertisement -
Article précédentDécouvrir L’élégant chat L’Abyssin
Article suivantAdopter un chat en refuge, c’est mieux, pourquoi ?