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La métrite chez le chat : causes, symptômes, traitement, et prévention

La métrite est une affection caractérisée par une inflammation des parois de l’utérus de la chatte. Dans la plupart des cas, cette inflammation conduit à la formation d’un pyomètre, une condition fréquemment confondue avec la métrite et se caractérisant par l’accumulation de pus dans l’utérus de la femelle. Le pyomètre peut se manifester sous deux formes : ouvert, entraînant la libération de sécrétions, ou fermé, demeurant ainsi invisible. Dans tous les cas, il s’agit d’une urgence médicale vitale qui exige une intervention rapide de la part d’un vétérinaire.

Afin de vous aider à l’identifier de manière efficace, il est essentiel de comprendre les origines de cette maladie, d’être attentif aux signes cliniques, de connaître les diverses options de traitement disponibles, et enfin, de mettre en place des mesures préventives pour réduire les risques.

La métrite chez le chat
La métrite chez le chat

Qu’est-ce que la métrite chez le chat et quelles en sont les causes ?

Avant d’aborder cette question, il est essentiel de clarifier que la métrite, fréquemment confondue avec le pyomètre, est en réalité une maladie distincte. Néanmoins, les symptômes et les traitements associés à ces affections sont semblables. Il est important de noter que ces conditions n’affectent que les femelles non stérilisées, car elles impliquent l’utérus, un organe inexistant chez les chats mâles et chez les chattes ayant subi une stérilisation.

La métrite, également connue sous le nom d’endométrite, est une infection bactérienne de la paroi interne de l’utérus, appelée l’endomètre. Elle conduit généralement au développement d’un pyomètre, ce qui explique que la métrite soit considérée comme la maladie sous-jacente, tandis que le pyomètre en constitue le symptôme.

  • Le pyomètre est caractérisé par une accumulation de pus dans l’utérus de la chatte. Il s’agit d’une urgence médicale qui nécessite un traitement rapide pour éviter le décès de l’animal. Il existe deux formes de pyomètre :
  • Le pyomètre à col ouvert : Dans cette situation, le col de l’utérus de la femelle est ouvert, permettant au pus de s’écouler vers l’extérieur de l’utérus. Cette forme est moins grave et se manifeste rapidement.
  • Le pyomètre à col fermé : Plus grave, le pus s’accumule dans l’utérus de la femelle sans possibilité d’évacuation, car le col est fermé. Sans une prise en charge rapide, l’infection peut se compliquer et conduire à une péritonite (inflammation de l’enveloppe interne de l’abdomen) ou à une septicémie (inflammation du sang), des complications graves et potentiellement mortelles. Étant donné que le col est fermé, les signes d’infection sont moins apparents.

Le pyomètre est une infection courante qui touche généralement les chattes non stérilisées âgées, principalement au-delà de l’âge de 6 ans, et se manifeste le plus souvent dans les trois à huit semaines suivant les chaleurs.

Quelles sont les causes de la métrite chez le chat ?

Le développement de la métrite et du pyomètre peut être attribué à divers facteurs, mais la principale cause réside dans la fréquence des chaleurs, ce qui explique pourquoi ces affections se manifestent généralement dans les semaines qui suivent cette période. Pourquoi cela se produit-il ? Les chaleurs provoquent des variations dans les taux d’hormones sexuelles, en particulier les œstrogènes et la progestérone, entraînant l’épaississement de l’endomètre, la paroi interne de l’utérus. Des sécrétions et des mucosités s’accumulent naturellement, mais restent stagnantes, créant ainsi un environnement propice au développement d’une infection bactérienne. La capacité immunitaire de la chatte diminue à la fin des chaleurs, augmentant ainsi le risque d’infection. Les agents pathogènes responsables de la métrite sont le plus souvent l’Escherichia coli, qui réside dans le tube digestif, ainsi que les staphylocoques et les streptocoques.

Les chattes non stérilisées qui reçoivent une contraception, notamment sous forme d’injections de progestagènes, sont plus exposées au risque de pyomètre, car ces produits ont tendance à favoriser les inflammations.

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De plus, une métrite peut se déclencher à la suite d’un accouplement, d’un avortement, d’une mise bas, ou encore en cas de rétention placentaire, c’est-à-dire lorsque le placenta n’est pas entièrement expulsé après la naissance des chatons.

Ces infections peuvent également survenir lorsque l’utérus se referme à la fin des chaleurs. Les bactéries qui se trouvaient à l’intérieur de l’utérus lorsqu’il était ouvert restent piégées à l’intérieur et se multiplient, favorisant ainsi le développement d’infections. De plus, certaines chattes ont un utérus long qui ne se vide pas complètement à la fin des chaleurs. Dans ce cas, si du liquide s’accumule, il reste bloqué, offrant un terrain propice à la prolifération bactérienne.

Quels sont les symptômes de la métrite chez le chat ?

Une chatte atteinte de métrite peut présenter les symptômes suivants :

  • Perte d’appétit.
  • Perte de poids.
  • Soif intense.
  • Mictions fréquentes (urination fréquente).
  • Fatigue significative.
  • Changement de comportement, caractérisé par une attitude plus distante ou, au contraire, une recherche d’attention accrue.
  • Parfois, de la fièvre.
  • Abdomen enflé et distendu.

En cas de pyomètre à col ouvert, un écoulement de liquide blanchâtre ou jaunâtre (le pus) peut être observé au niveau de la vulve de la chatte, parfois également au niveau de l’arrière-train et de l’intérieur des cuisses. Ces écoulements peuvent être teintés de sang et sont généralement accompagnés d’une odeur désagréable. La chatte peut se lécher fréquemment pour tenter d’éliminer ces sécrétions.

Dans le cas d’un pyomètre à col fermé, il est fréquent que la chatte souffre de vomissements et/ou de diarrhées, et elle peut également présenter de la fièvre. La chatte peut se trouver dans un état prostré, perturbée par la douleur. Cette situation est grave, nécessitant une consultation vétérinaire en urgence. L’animal se déshydrate rapidement, et il existe un risque d’état de choc, de coma, suivi d’un décès en cas de complications telles que la péritonite ou la septicémie.

Quel traitement est administré en cas de métrite chez le chat ?

La métrite, essentiellement une inflammation interne, est diagnostiquée par le vétérinaire en se basant sur les symptômes observés et l’historique médical de l’animal. Des examens complémentaires tels qu’une analyse sanguine et une échographie abdominale peuvent également être prescrits pour confirmer le diagnostic.

Le pyomètre est plus facile à diagnostiquer lorsqu’il est à col ouvert, car les écoulements de pus sont visibles. En cas de suspicion de pyomètre à col fermé, le vétérinaire peut recourir à des tests sanguins, à une échographie ou à une radiographie abdominale.

Une fois la métrite confirmée, le vétérinaire peut mettre en place un traitement approprié. Une action rapide est essentielle, car la métrite et le pyomètre sont des affections graves pouvant avoir des conséquences mortelles pour l’animal.

Dans la plupart des cas, la chatte est placée sous perfusion intraveineuse pour rétablir son hydratation.

Traitement du pyomètre à col fermé :

En cas de pyomètre à col fermé, il est généralement recommandé de pratiquer une hystéro-ovariectomie en urgence. Cette intervention chirurgicale consiste à retirer les ovaires et l’utérus de la chatte sous anesthésie générale. Après l’opération, la chatte reçoit un traitement antibiotique, suivi de la réhydratation.

Bien qu’aucun traitement ne soit sans risque, l’opération est généralement bien tolérée et permet une guérison complète et rapide, sans risque de récidive. En revanche, le traitement antibiotique seul n’est pas suffisant. Dans 100 % des cas, les chattes présentent une récidive au cours de leur vie, et dans 7 cas sur 10, cela survient dès les chaleurs suivantes.

La chatte se rétablit généralement en 48 heures après l’opération. Il est essentiel de surveiller la cicatrisation de la plaie pendant les six jours qui suivent. Si les points de suture ne sont pas résorbables, le vétérinaire devra les retirer environ 10 jours après l’intervention. Dans le cas contraire, ils se dissoudront d’eux-mêmes en trois à quatre semaines.

Traitement de la métrite et/ou du pyomètre à col ouvert :

En cas de pyomètre à col ouvert ou lorsque l’opération n’est pas possible (par décision de l’éleveur ou en raison d’un risque élevé lié à l’anesthésie générale), le vétérinaire administre un traitement antibiotique à large spectre pour lutter contre l’infection bactérienne sous-jacente. Il met également en place une fluidothérapie à base d’ocytocine pour aider à vider l’utérus de la chatte en stimulant les contractions utérines.

Parallèlement, pour prévenir la propagation de l’infection, la vulve de la chatte est nettoyée à l’aide d’un antiseptique doux spécialement adapté aux chats.

Peut-on prévenir le risque de métrite chez le chat ?

Oui, il est tout à fait possible de prévenir le risque de métrite chez la chatte. Comment ? En optant pour la stérilisation de la chatte. Cette intervention peut prendre deux formes : l’ovariectomie, qui implique le retrait des ovaires de la femelle, ou l’ovario-hystérectomie, qui consiste à retirer à la fois les ovaires et l’utérus de la chatte.

La stérilisation est une procédure courante, bien que sujette à controverse. Cependant, il est important de noter qu’elle comporte des avantages significatifs pour la santé de l’animal, en plus de contribuer à la régulation des naissances. En effet, cette intervention apaise la chatte en mettant fin aux perturbations hormonales liées aux chaleurs. De plus, elle réduit les risques de maladies sexuellement transmissibles et diminue considérablement les risques de cancers de l’utérus, des ovaires et de la chaîne mammaire.

 

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